La condescendance même

Publié: dimanche 24 octobre 2010 dans Inutilité

Il est rare que je me rende au bout des chroniques de Steve Proulx dans le Voir car je trouve sa plume d’une condescendance rare. Mais cette semaine, j’y suis arrivé. Je m’y suis obligée car il parlait de jobs de bras. Vous savez, ces métiers qu’exercent les illettrés, ceuzes qui sache pas rien fare dotte.

Il faut dire qu’il a mal parti sa chronique en parlant d’allèges, de mortier entre les briques, de toiture et d’un perron à refaire comme étant des vices cachés (les allèges étant ces pièces de briques ou de béton situées à votre vue sous vos fenêtres et le reste des éléments, vous savez tout comme moi que l’état général de ceux-ci est très visible, même au yeux d’un néophyte en la matière). Et il a poursuivi en nous sortant toutes sortes de clichés comme celui du français plus que douteux de ceux qui ont des jobs de bras. Et il conclue le tout en faisant passer les hommes de métier pour des voleurs. La totale quoi! Il se défend ensuite sur le site de Voir en répondant à un commentaire fort pertinent de Steve Boudrias comme quoi ce dernier aurait pris son humour un peu trop au premier degré. Que nenni!

Ça doit être le fait de péter plus haut que le trou qui donne des gaz au cerveau! Faudrait peut-être penser monsieur Proulx à faire aussi affaire avec un soudeur en tuyauterie…

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commentaires
  1. Euh, je lis Steve Proulx depuis ses débuts et on ne peut guère l’accuser d’être condescendant, en général, dans ses chroniques.

    La plupart du temps, surtout lorsqu’il parle du milieu des médias, il peut être très pertinent et même, oui oui, très courageux de critiquer certaines sommités du milieu.

    Pour ce qui est de cette chronique, il est vrai qu’elle peut s’interpréter au second degré mais cela ne me semble pas une excuse valable dans ce cas précis car, visiblement, le TEXTE – pas l’individu – est loin de ressembler à un hommage, contrairement au texte de Yves Boisvert, mentionné par un autre commentateur sur le même site.

    Cela dit, écrire une chronique ce n’est pas faire de l’algebre. Les équations de second degré, c’est bon pour les amateurs de mathématique appliquée.

    Bref, si on va straight to the point, sans utiliser l’ironie, on se fait mieux entendre et on relève d’autres défis que strictement stylistiques pour épater la galerie.

    Voilà mon plaidoyer en faveur d’un chroniqueur que je lis régulièrement et qui a eu l’humilité et l’élégance d’attirer lui-même l’attention sur cette entrée de blogue via Twitter.

    Probablement qu’il n’est pas autant certain que son texte puisse être interprété comme une bonne blaguommage aux hommes et aux femmes de métiers manuels…

    Personnellement, sa chronique sonnait tellement comme une serie de cliches et de remarques desobligeantes mille fois entendues dans la realite que je n’ai pu m’empecher de commenter. Ce que je fais pour la derniere fois ce matin.

    « Bonne semaine! », comme dirait Claude J. Charron…

  2. jamfil dit :

    Combien de fois, alors que j’ai a travaillé avec la clientèle dite ‘de bras’ on m’a dit de faire ça simple parce « qu’ils comprendront pas ce que tu dis avec tes mots compliqués ». Je suis toujours surprise du peu de considération qu’on leur donne et des préjugés. J’entends régulièrement des choses comme : »j’avais été au cinéma samedi soir » autant dans les bureaux que les shops. L’ignorance, ce n’est pas ne pas avoir d’études, c’est ne pas avoir de curiosité. Ça serait l’fun que certains « intellectuels » le réalisent…

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