Le gars cute

Publié: samedi 27 décembre 2008 dans Mecs

Faute de temps, je ne vous ai pas tenu au courant des derniers développements avec le gars cute, désolée.

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4 décembre – mon coffre d’outils en guise de table, je lui écris une lettre, la garde pour moi.

5 décembre – il n’était pas supposé être au boulot, il est là, la lettre est toujours dans ma poche droite, il passe quelques fois devant mon département sans raison aucune, mon cœur bat si vite qu’il m’empêche de respirer normalement, on se sourit, je tremble et bafouille en lui tendant la lettre encore chaude d’avoir passé tant de temps serrée contre ma hanche qui brûle d’envie, tout comme celle de gauche de sentir ses mains les prendre sauvagement et tantôt tendrement au rythme de son bassin me faisant l’amour.

8 décembre – le week-end est mort, mon chien aussi fort probablement car je n’ai reçu aucun appel ni courriel du gars cute, il est là au boulot, je passe quelques fois devant son département sans raison aucune, si, pour le faire chier et saliver car j’arbore le plus bête de mes airs bêtes avec un chandail qui caresse mes courbes féminines, il est à quelques heures de quitter pour quelques semaines et je l’emmerde!, je passe devant lui pour une dernière fois et pourrais m’arrêter pour lui souhaiter de faire un beau voyage, je ne le fais pas et m’en vais plutôt bosser au fin fond de la shop, là où je ne vais jamais, à des milliers de pas de lui, là où il ne va jamais, je fulmine seule dans mon coin, je commence à trembler et bafouiller, il m’a cherchée partout dans la shop, il m’a trouvée, il est là devant moi à me raconter des trucs que l’on ne dit qu’à une fille qui nous plait, je veux embrasser ses lèvres pulpeuses, j’ai déjà hâte à son retour.

27 décembre – presque 20 jours sans le voir, ni avoir de ses nouvelles, je fulmine seule dans ma cabane au Canada, pourquoi me laisse-t-il dans pareil silence?, pourquoi pareille pénitence?

(projection)
5 janvier #1– les corridors me semblent plus longs qu’à l’habitude, « c’est un sale con qui ne me mérite pas » est la phrase que je me répète sans cesse depuis le premier pas que j’ai déposé cette année dans la shop, mon cœur bat de plus en plus vite à mesure que son département se rapproche de moi, je donne un char de marde à mon cœur qui nargue mon cerveau, il est là, je regarde ailleurs malgré l’envie, mes tâches du jour m’obligent à me déplacer d’un département à l’autre, j’évite son corridor, je fais des centaines voire des milliers de pas de plus, je ne veux pas le voir, j’hésite, d’la marde, je suis forte, et je suis faible, j’emprunte son corridor, je suis forte, je tourne la tête pour mieux le voir et sors mon plus beau sourire pour lui plaire, il n’est pas là, je suis faible, je baisse la tête pour pas que personne voit mon sourire mourir, je retourne bosser, le cœur bosselé, il passe devant moi et me salue comme on salue une sale conne qui ne nous mérite pas.

5 janvier #2 – les corridors me semblent plus longs qu’à l’habitude, je me répète en boucle toutes les raisons qui peuvent expliquer son long silence, mon cœur bat de plus en plus vite à mesure que son département se rapproche de moi, il est là, le dos tourné au corridor, je ne l’ai pas vraiment vu, il ne m’a pas vue du tout, le boulot m’appelle, le gars cute lui ne l’a jamais fait, ma tête est ailleurs, j’aimerais que son corps soit dans le mien, j’aimerais ne pas avoir envie de lui, non, j’aimerais qu’il ait envie de moi, les heures passent, mon espoir baisse, et se  gonfle à nouveau, il est là devant moi à me raconter des trucs que l’on ne dit qu’à une fille qui nous plait, je veux embrasser ses lèvres pulpeuses, je vais embrasser ses lèvres pulpeuses, j’embrasse ses lèvres pulpeuses.

5 janvier #3 – les corridors ne sont pas plus longs qu’à l’habitude, des collègues rencontrés dans le stationnement m’accompagne, distraite, je n’ai même pas pensé regarder s’il était là lorsque nous sommes passés devant son département, oui, il est là, je l’ai vu, il m’a vue, on sait que l’un l’autre on s’est vus, j’hésite entre être furieuse ou bien heureuse, il est là, mon cœur bat de plus en plus vite à mesure que je scénarise nos premières paroles de l’année, je suis heureuse, il raconte à tous son voyage, il est là devant moi, je tremble et bafouille, il me raconte son voyage, j’aimerais lui demander: pourquoi? pourquoi ce silence après l’espoir?, il est heureux, ma tête est ailleurs, il retourne à son département, mon sexe s’assèche, ma main cherche une lettre qui n’aura finalement jamais existée car pourquoi avouer noir sur blanc des sentiments destinés à l’avortement?

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commentaires
  1. cacawet dit :

    Crisse de folle 🙂

  2. Ness dit :

    Finalement, tu lui as donné ou pas la lettre???

  3. mantra dit :

    Faut jamais écrire de lettres surtout à un certains âge.

  4. l-p dit :

    Mantra a raison, passé 16 ans, pus de lettres!
    J’connais pas un gars qui aimerait recevoir une lettre!

  5. Carulene dit :

    Une lettre….

    Franchement !

    Son silence, tu l’as bien mérité. Lui donner une lettre, c’est lui dire qu’il n’est pas assez important pour toi pour que tu prennes ton courage à deux mains et te jettes à l’eau. Moi non plus je n’aurais pas répondu.

    Meilleure chance la prochaine fois…

  6. Sara dit :

    Carulene: Tu ne me connais définitivement pas. On me connait pour mon ‘guts’ et mon côté très chasseuse. Aller voir un mec, lui jaser et carrément lui dire qu’il me plaît, c’est aussi facile à faire pour moi que de respirer faque ton p’tit commentaire…

    Connais-tu les circonstances exactes avec lesquelles j’ai dû ‘dealer’ pour l’aborder ainsi? Saches que si j’ai fait ça, par lettre, c’est qu’il n’y avait crissement aucun autre choix si ce n’est que mon intérêt passe complètement sous silence!

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